Catégorie Marketing OnLine

LinkedIn le trompeur 24 commentaires

Posté par Cedric, le 04/02/2009 - Marketing OnLine

T_bc72bf560eb7de716393f42eb2874d89En me balandant sur LinkedIn (portail social de connexions professionelles), je m'amuse souvent à lire les recommandations que s'envoient les gens de mon réseau. J'ai remarqué que, bizarrement, les gens les plus compétents avec qui j'ai eu l'honneur de travailler ont rarement une recommandation, ou alors en ont, mais en nombre assez restreint.

A l'inverse, j'ai trouvé beaucoup de gens sur LinkedIn que je qualifierais poliment de non-recommandables, disposant d'une dizaine, vingtaine, et même cinquantaine de recommandations.

C'est pour moi le signe d'une limite naturelle de ce système pourtant très à la mode: dans la mesure où nous sommes avant tout des humains, la politesse prédomine dans nos relations aux autres. Or, quand quelqu'un vous recommande (même si c'est une recommandation dont vous vous seriez bien passés), vous vous sentez obligés d'accepter sa demande de recommandation qui généralement suit dans les 48h. Ainsi, un élément qui passerait ses journées à recommander tout le monde maximiserait-il ses chances d'obtenir un nombre significatif de recommandations.

Le travailleur sérieux ne faisant que peu de vagues, et brillant souvent par sa discrétion, évite lui de demander à ses ex-collègues de dire publiquement à quel point il est génial, en se disant que s'ils le pensaient vraiment, il n'aurait peut être pas à leur demander.

La conversion, question de logique 12 commentaires

Posté par Cedric, le 02/06/2008 - Marketing OnLine

Le taux de conversion est l’indicateur du passage de la visite à l’acte d’achat. Toute la science de marketing dit à la performance est de trouver des moyens simples par lesquels on peut inciter les visiteurs à transformer plus facilement.

Parmi ceux-ci, les connecteurs logiques sont importants. Nous disposons tous dans notre inconscient, d’un code génétique de l’acheteur, imprimé à travers notre vie de consommateur. Un code qui s’additionne à des codes culturels.

A la lumière de cette introduction, regardons cette image :

Jet4You introduit ici un moyen simple pour perdre de la conversion, en allant à l’encontre du code couleur le plus basique de tout être humain : l’opposition entre le vert et le rouge. Le cerveau humain associe en effet des couleurs à des concepts. Le concept de validation est associé à la couleur verte, tandis que le concept d’erreur et d’avertissement est associé au rouge.

Le site créé donc la confusion là ou il devrait pousser l’internaute à achever sa commande, en le rassurant et le conduisant délicatement au paiement (logos des cartes acceptées, cadenas symbole de la sécurité, etc.).

L’avantage d’Internet étant de tout pouvoir mesurer, j’aimerais pouvoir estimer l’impact d’une modification si simple sur la transformation. Par expérience, je pense qu’elle sera loin d’être négligeable.

Note : A l’inverse, Jet4You innove dans son système de réservation sans page de chargement. Vous choisissez vos dates, votre destination, et les résultats s’affichent directement, ce qui est rare chez les voyagistes et les compagnies, qui travaillent pour la plupart avec des systèmes énormes de réservation (GDS), et qui est très agréable à l’utilisation.

Le premier Rap SEM! 4 commentaires

Posté par Cedric, le 14/04/2008 - Marketing OnLine

Voici une vidéo étonnante: le BA-BA du SEM expliqué... dans un rap! A tenter lors d'une prochaine formation? ;)

AdTech et l'Affiliation 5 commentaires

Posté par Cedric, le 09/04/2008 - Marketing OnLine

T_077ccaee4c3e7ee01c2422181e8e13fdVoila plusieurs années que je vais sur les différents salons qui rassemblent le monde de l’Internet. AdTech en fait partie, et se tenait ce Lundi et Mardi à Paris. Après quelques tours des stands, je me suis aperçu que je n’arrivais pas à chasser une impression particulière : celle d’un salon où la plupart des acteurs avaient un lien avec l’affiliation. Jusque là, rien de nouveau pour AdTech. Seulement cette année, je n’ai pas senti l’aisance et l’arrogance la facilité que dégageaient ces acteurs pendant les éditions précédentes. Cette année, le chaland se faisait alpaguer une cinquantaine de fois en une heure, avec le fameux « Bonjour ! Est-ce que vous connaissez [ nom d’un produit ou d’un service en perte de vitesse ] ? »… si bien que j’avais l’impression d’être au téléphone, quand le standard vous passe par inadvertance des coups de fils de commerciaux au discours aussi formaté qu’inefficace.

Alors je réfléchissais… et me suis dit qu’après tout, Google est en train de réussir son coup de maître, et que le vent est en train de tourner. La promesse d’une rémunération à la commission, c’est merveilleux pour l’annonceur, mais pas aussi sexy que la sécurité d’une rémunération au clic pour un éditeur. Ca tombe bien, Google propose cette rémunération au CPC même pour les petits sites persos (pourtant cœur de la « long tail » des plateformes d’affiliation). D’ailleurs, les annonceurs seraient bien malheureux de multiplier les interlocuteurs, vu que Google commence à proposer du CPA, grâce au tracking de leur fameux Google Analytics.

Certes, mais l’affiliation a su s’adapter, et comporte des affiliés d’un nouveau type, les Search Engine Marketers. Ces pros du SEO et du SEM utilisent des sites tampons pour capter du trafic gratuitement ou à coût réduit pour ensuite le monétiser avec l’affiliation. Là encore, Google propose un double traitement radical pour protéger ses revenus : blacklistage systématique des sites d’affiliés en SEO, et pénalités de Quality Score manuelles et automatiques pour les sites tampons. Cela ne laisse pas beaucoup de choix aux affiliés : créer un site de contenu incroyable ou périr. Et quitte à créer un site de contenu incroyable, vous en conviendrez, autant le monétiser en régie au CPM, et ne plus s’embêter avec le CPA.

Reste le coup de grâce… Après 5 à 6 ans de maturité, les « vieux » annonceurs commencent à très bien maîtriser l’affiliation. Ils ont pu embaucher les meilleurs spécialistes des plateformes (des plateformes elles-mêmes souvent contraintes d’embaucher de plus en plus de jeunes diplômés non formés à Internet, mais c’est une autre affaire), et à bien s’approprier leurs différents apporteurs de trafic. Alors ce qui devait arriver arriva, et l’intermédiaire se retrouvant désormais sans valeur ajoutée disparait dès que l’annonceur est prêt à faire sa propre plateforme, un peu comme un agent d’acteurs quitterait son entreprise pour faire la même chose en indépendant en conservant tous ses clients. Il économise des coûts dont il peut se passer, et en rétribue une partie à ses affiliés qui sont donc motivés à changer l’url de leurs liens de tracking.

C’est donc de l’angoisse légère qu’on ressentait dans les travées un peu désertes de ce salon… Une angoisse légitime, fondée sur un marché dont les acteurs matures cherchent à réduire les coûts dans cette période de crise, et où les nouveaux annonceurs sont captés très tôt par le grand Google. Des plateformes qui tentent donc de réagir, soit en se diversifiant légèrement, soit en tentant de suivre Google, comme on l’a vu avec la récente sortie d’un outil de publicité contextuelle par TradeDoubler. Mais les webmasters sont paresseux et rationnels, ils ne changeront ces lignes de code JavaScript si convoitées qu’à la faveur d’un meilleur CPC. Mais qui sait… le vent tourne vite sur Internet.

Adwords: La saturation 3 commentaires

Posté par Cedric, le 03/04/2008 - Marketing OnLine

Google fights

J'ai du mal à imaginer qu'il y a seulement deux ans, j'arrivais à occuper les premières places en SEM chez Kelkoo pour à peine 13 centimes, sur des noms de stations bien plus réputées et bien avant la fin de la saison des sports d'hiver...

Quand on voit tous ces annonceurs maîtriser exactement les mêmes techniques de rédaction d'annonces, utiliser le même type de redirection, on se dit qu'on ne peut aboutir à autre chose qu'une bataille des CPC (par annulation des Quality Score), comme on l'a déja souligné. On atteindra forcément un jour ou l'autre un tipping point, une barre symbolique que plus personne ne voudra dépasser, et à ce moment, Google devra forcément innover pour continuer à être un canal rentable.

<< Page précédente  |  Page suivante >>