Poste par Cedric Sadai, le 07/04/09 - Business 2.0

Même les chanceux qui vivent dans une bulle (façon Jacques Séguéla et sa Rolex) ont remarqué que les temps étaient durs. Pour s’en convaincre, un détour par nos flux RSS nous ramène très vite à la réalité. Finie l’avalanche d’articles annoncant des financements à six chiffres et autres acquisitions flamboyantes, l’heure est aux dégraissages, de la PME locale à Google, et aux réductions des coûts.

Côté projets, rien de bien nouveau sous le soleil, quelques tentatives éparses qui ont tendance à nous rappeler les années sombres de l’Internet, 2000 – 2003. Pourtant, la récession économique peut être une aubaine pour le créateur.

 

  • La main d’oeuvre est accessible: L’arrivée massive de jeunes diplômés est vecteur d’une offre de compétence forte, et la crise les laisse disponibles, alors qu’à niveau équivalent, ils auraient été embaûché à la première occasion en période d’euphorie. Cela représente une belle opportunité d’attirer des talents à moindre coût.
  • Les locaux sont moins chers. Vu que la plupart des recrutements sont gelés, les entreprises cherchent à diminuer leurs coûts fixes, ce qui consiste bien souvent à sous-louer ou co-louer leurs bureaux, très souvent surdimensionnés. C’est une très belle occasion de réduire des frais fixes dès le lancement.
  • Enfin, qui dit période de crise dit absence de financement, ce qui est loin d’être une mauvaise chose. En devant vivre et se développer sur ses propres deniers, et pénétrer un marché alors que la demande mondiale est morne, le créateur est poussé dans ses derniers retranchements, c’est à dire créer de la valeur ajoutée à tout prix et compenser les dépenses qu’il ne peut pas effectuer en productivité et en efficacité. Un peu comme des bateaux qui tanguent au milieu d’une tempête, ceux qui en sortiront intacts auront de grandes chances d’aller très loin par la suite, quand les nuages se seront dispersés.

 

Pour finir, une mention spéciale à cet article récent paru sur Neteco, et la promotion de l’entreprise “Itsmecard“. Comme chaque entrepreneur, cette créatrice mérite beaucoup de respect et d’encouragements. Cependant, qu’un site de la qualité de Neteco consacre un article à un projet aussi peu impressionant, c’est assez inquiétant quant à la santé économique de notre secteur. Ce projet n’est pas innovant (filmer, numériser, mettre en ligne en utilisant le JWPlayer, on sait faire depuis des années), le modèle n’est pas scalable (impossible de se développer rapidement en province et à l’étranger, ce qui fait pourtant l’attrait d’internet, car il faut déplacer une équipe de télévision chez chaque client), et le concept n’apporte que peu de valeur ajoutée au final (les accrocs du web moderne préféreront j’en suis sur un domaine flambant neuf en  .tel, mettant en avant leur différentes activités web-sociales, agrémenté éventuellement d’une vidéo filmée avec la webcam de leur nouveau MacBook, et diffusée avec Seesmic ou équivalent).

La conclusion? Ce vide médiatique relatif peut être une aubaine pour les courageux qui se lanceront en ces temps difficiles.

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Commentaires

Le business model de itsmecard fait un peu peur, en effet..

Posted by Olivier Pierrick on 07/04/09

Après les bas d’emails avec des messages aussi pertinents que “sauvez la planète, n’imprimez cet email que si vous avez besoin de le faire” (mmmh, pas con j’y avais pas pensé) , on va pouvoir enfin se taper 30 secondes de CV parlé (pourquoi pas chanté ?)… voilà ce qui manquait dans ma vie.

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Sauvez la planète, ne gravez ce commentaire d’article sur un tronc
d’arbre que si c’est vraiment indispensable.

Posted by Flatjeff on 07/04/09

hahahaha jeff :)

Posted by cedric on 07/04/09

Attend , au moins ça permet de voir si ta collaboratrice mérite que tu la dragues ou non…. c’est pas mal!

Super bonne idée le CV chanté… bon aller je vais monter un business plan!

Posted by Tham on 07/04/09

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