Poste par Cedric Sadai, le 16/08/09 - Business 2.0

Twitter a été le buzzword officiel d’Internet depuis début 2008, au moment où il a pris la suite de Facebook. On trouve généralement deux avis tranchés sur le sujet.

1/ “Twitter c’est de la merde. Je ne vois pas l’intéret de raconter sa vie à des gens que je connais pas“. Généralement, celui qui vous dit ca a plus de 130 photos sur Facebook, toutes disponibles au grand public, car n’ayant pas pris le temps de s’attarder sur les privacy settings.

2/ “Twitter ca déchire, ca va révolutionner l’usage du web; c’est la plus grande invention depuis l’IRC“. Généralement, celui qui vous dit ca est le genre de personne a avoir payé un Paris-New York pour acheter un iPhone chez AT&T dès l’été 2007, et a l’avoir abandonné quand il a vu les capacités d’Androïd, avant de filer à Londres s’acheter l’iPhone 3GS après avoir vu la vidéo de présentation.

De ce que je comprends de Twitter, ni l’un ni l’autre n’a complètement tort. Ainsi, Twitter peut être ennuyant, voire énervant et pathétique si vous suivez les mauvaises personnes. Génial, distrayant et informatif si vous suivez les bonnes.

 

Les mauvaises personnes à suivre

Pas de liste ici, mais le profil de la mauvaise personne est souvent le même: ainsi, on a la cyber-star: elle parle souvent de technologie web, bénéficie d’une petite notoriété non correlée à son niveau de compétence, et vogue entre statuts carrément méprisants, et pseudo “breaking news” qui, après l’effet “ah, cool” vous apparaissent légitimement comme totalement dénués d’intéret.

Autre catégorie inutile, les dispatchers. Eux, se contentent de “RT” (retweet, soit transférer un message digne d’intéret à leurs yeux, à leurs propres followers) toute la journée une nuée d’information mal filtrées. Généralement, ces gens s’appuyent sur un blog du même niveau, soit un WordPress à peine skinné dont le seul intérêt est d’être un bon laboratoire de duplicate content pour Google.

Les Twitter-RSS. Variation des dispatchers, les Twitter RSS ne sont pas des comptes activement managés par des humains, mais des comptes gérés par une application sur leur serveur, qui poste sur Twitter tous les articles parus sur le blog. Suivez ce genre de personne, et vous polluerez votre flux de dizaines de messages tronqués garnis d’une URL, et ce, plusieurs fois par heure. C’est du “bruit” qui biaise largement l’expérience utilisateur que vous pourrez avoir.

Ensuite, il y a les personnes qui ne sont pas foncièrement mauvaises à suivre, mais pas très bonnes non plus. Elles ajoutent à ce “bruit”, notion importante dans Twitter, car des fois très subtile mais très nuisible.

Ainsi, les personnes qui prennent Twitter au premier degré ne sont pas intéressantes à suivre. A savoir, ces gens qui updatent leur statut 4, 5, 6 fois par heure, simplement pour partager ce qu’ils font à ce moment précis, et où l’on arrive jamais à savoir si ils le font partager parce qu’ils trouvent ca sensationnel et rare, où juste pour que tout le monde sache qu’ils ont une vie. Là, je donne raison aux anti-twitter, car savoir que @machin a déjeuné avec @truc et @chose, ca ne m’intéresse vraiment pas beaucoup.

Il y a une déclinaison à ces gens, ce sont les nouveaux riches, et dieu sait s’il y en a beaucoup dans le milieu du web. Si vous les suivez, vous aurez droit à une avalanche de statuts de type “flying to LAX” (on parle en code aéroport, c’est plus “in”), ou “having some rest in Bali“, une heure avant de poster “leaving for koh samui in my helicopter“. C’est sympa une semaine, mais je doute que ca vous fasse rire un matin de février, quand vous irez au bureau dans le nord de Paris.

Par conséquent, si vous êtes un anti-Twitter et reconnaissez ces profils dans les gens que vous suivez, n’hésitez pas à les “unfollow”, et rebatissez votre réseau autour de gens qui vous donneront plaisir à lire.

 

Les gens qu’il faut suivre

Pour moi, les gens qui utilisent Twitter de la bonne manière déploient un savant mélange de partage d’information utile et d’humour. De la même manière, et un peu à la manière de ce qui se retrouve coté site internet, un “twitter” pertinent est souvent un “twitter” de niche.

Ainsi, un individu qui twitte sur sa spécialité (le développement web par exemple) sera toujours bien plus pertinent qu’un autre qui souhaite aborder une quantité énorme de sujets tournant indirectement autour du développement web, mais sans en maîtriser les spécificités.

Pareil, un Twitter sans humour devient vite ennuyant à regarder. Sans tomber dans les extrêmes d’une vidéo #LOLcat par tweet, on peut (doit?) retrouver une petite touche personnelle et humoristique de temps en temps, c’est ce qui donnera plaisir à ouvrir son Twitter le matin.

Des exemples? Je vais en citer deux: @n1k0 pour les amateurs de symfony et de développement web, un bon mélange de partage de liens de qualité dans la niche qu’il maîtrise, et de distractions; et @vincentglad, pour la variété de ses posts, insolites mais rarement lourds. Ce dernier a notamment compris quelque chose que peu de journalistes comprennent, à savoir qu’il vaut mieux traiter l’information “chaude” de manière décalée et humoristique, que de vouloir informer les gens de manière sérieuse par ce canal. Il faut laisser cela aux Twitter spécialisés dans le broadcasting realtime, comme @breakingnews, ou les twitter de grands media.

Enfin, pour ceux qui militent que Twitter va changer le monde, sans aller jusque là je vais quand même citer quelques points:

- C’est simple: Taper 140 caractères, malgré 6 mois de grève sur 12, c’est même à la portée des lycéens.

- C’est dématérialisé: Twitter en tant que site internet n’existe pas. Sa puissance c’est son API. Elle permet aux utilisateurs de twitter (du verbe twitter) sous n’importe quel équipement, fixe ou mobile, ce qui lui permet une instantanéité considérable, de laquelle va découler le point suivant.

- La recherche en temps réel: C’est un des points les plus “révolutionnaires” aux niveaux des usages. Twitter représente une base d’information structurée (via les hashtag), mise à jour en permanence, qui fait paraître Google comme un mamouth statique. Si vous voyez voler des hélicopters au dessus de vous à Paris, tapez “helicoptere Paris” dans Twitter Search, et vous saurez qu’aujourd’hui se déroule un exercice d’entrainement de l’armée de l’air. Sur Google, vous aurez tout plein de liens pour louer un hélicoptère à Paris.

- Quand j’allais à l’école, je n’avais aucun moyen d’anticiper un problème dans les transports. Nous devions même demander un mot au guichetier RATP pour que nos enseignants nous croient. J’imagine qu’il en allait de même pour les salariés. Plus tard, avec Internet et les écrans d’information, l’anticipation d’imprévus a pu s’opérer. Twitter étant un service qui ne demande aucune réciprocité, il devient l’outil idéal en broadcasting, soit le fait de diffuser une information *publique* à un groupe de personne, sans que celui-ci ait à en diffuser en échange. Visitez http://twitter.511ny.org/ pour comprendre comment cela peut influer directement nos vies quotidiennes, et on peut imaginer Twitter bientôt employé, par exemple, dans les situations d’urgence par les services de Mairie ou de sécurité civile. Une puissance décuplée par l’abstraction au matériel citée dans le deuxième point.

- Enfin, dans les usages plus complexes, Twitter permet de décentraliser la discussion sur le web. Pour faire simple, avant, nous discutions essentiellement sur les forums. Ensuite, avec ce que d’aucuns ont nommé Web 2.0, nous avons discuté dans des flux de commentaires, sous les posts de blogs. Avec Twitter, plus personne ne veut prendre la peine de commenter des articles quand on peut faire profiter son commentaire à tous ses followers. Donc la conversation se dématérialise, se transfère vers Twitter, et ca, c’est une tendance qui va s’accroitre dans bien des champs de la vie d’un site web. On reparlera de ce transfert (et de comment récupérer le flux des discussions Twitter sur un site web) dans un prochain billet.

D’ici là, essayez de nettoyer vos “followings”, enlevez les spams de vos “followers”, installez Tweetie sur votre Mac ou Tweetie for iPhone sur votre iPhone (ne cherchez pas, il n’y a pas de meilleur client), protégez vos updates si vous êtes sensibles à la confidentialité, et ajoutez-moi @sadai. ;)

Note: Merci à @twenycent de m’avoir fait passer de la catégorie 1 à la catégorie 2.

Note 2: ce même @twenycent nous propose deux liens: Les 46 étapes de l’accro à Twitter, et Comment devenir une star sur Twitter (par Vincent Glad) , je les recommande vivement!

Note 3: Je vous recommande aussi cette présentation très complète du groupe Vanksen.

Poste par Cedric Sadai, le 07/06/09 - Technologie

Depuis hier, et la tenue à San Francisco du WWDC, tout l’écosystème Internet n’a d’yeux que pour le nouvel iPhone. Je ne pense pas que cette version soit une étape révolutionnaire pour l’évolution du téléphone, mais plutôt un palier nécessaire. En effet, les ingénieurs se sont appliqués à résoudre un certain nombre d’incohérences, qui, mises bout à bout, amènent presque à se demander si les premiers modèles n’avaient pas des carences volontaires, afin de pouvoir faire renouveller la même demande chaque année.

Des améliorations nécessaires

Ainsi, le dénommé 3GS (pour 3G Speed) a un nouveau processeur (et est donc plus rapide, indispensable et logique après 2 ans d’existence, mais pas une raison en soi d’upgrader), une nouvelle batterie (la dessus, il était temps de faire quelque chose. Mon iPhone n’a jamais tenu 24h sans recharge, même en airplane mode!), le copier coller et les MMS (c’est quand même des basiques, non?), la boussole (sympa mais pas révolutionnaire), et enfin, la caméra vidéo. La, ils pouvaient difficilement faire autrement, vu que les possesseurs d’iPhone jailbreakés en bénéficiaient déjà (ce qui laisse penser, encore une fois, que c’était un choix délibéré de ne pas l’embarqué dès la V1).

En bref, sur le volet iPhone, la stratégie d’Apple est limpide: créer un contenant superbe, technologiquement très avancé, et rendre la courbe de vente sinusoidale en créant des versions améliorées chaque année. C’est sûrement cette stratégie, et le talent avec lequel elle est marketée et communiquée qui est révolutionnaire, dans un secteur de la téléphonie où la demande s’affaisse naturellement dès qu’un nouveau produit sort sur le marché. Demandez à Ericsson ou Alcatel ce qu’ils en pensent..

Un nouveau SDK

L’autre pendant de la stratégie iPhone sont naturellement les applications, le contenu dans le contenant. Les applications sont à la fois garantes d’une marge immense pour Apple, de fidélité de la part de ses possesseurs (difficile de s’en passer), et d’un renouvellement matériel assuré car évidemment, Apple a également pensé à faire évoluer son SDK pour étendre à intervalle régulier le spectre de ce qu’il est possible de faire avec une application. Ces versions successives entraînent des nouvelles applications, donc des achats renouvelés. Exemple concret, dans l’iPhone 3GS, la boussole, qui ne chamboule pas notre vie de consommateur lambda, va permettre d’étendre les fonctionnalités du SDK pour permettre à une société comme TomTom d’avoir enfin son application de guidage routier. Résultat, entre un GPS à 300 euros ou une application TomTom dans mon iPhone à 1 ou 2 euros, je pense que le choix est vite fait. Il suffit de comprendre cela pour reconnaitre l’étendue du génie de Steve Jobs.

Nouvel OS, nouveau Macbook Pro

Mais au delà de l’iPhone, j’ai trouvé d’autres annonces très excitantes. Par exemple, Snow Leopard, la nouvel version de l’OS maison, OS X, va permettre de mieux exploiter les processeurs modernes, qui disposent très souvent de plusieurs coeurs. De plus, l’architecture répandue sur les Mac-Intel, de processeurs à 64 bits va également aboutir à des applications plus rapides. Et pour ne rien gâcher à la fête, le nouvel OS sera proposé à seulement 29 dollars / euros pour les possesseurs de Leopard. Tout le monde pourra donc bénéficier d’une expérience d’utilisation plus rapide, car les processeurs multi-core existent déjà depuis des années.

Enfin, un gros coup de coeur pour terminer. L’ordinateur que j’attendais depuis longtemps. Imaginez tous les avantages du Macbook Pro (processeur et carte graphiques plus puissants, batterie longue autonomie, slot pour cartes SD, clavier rétro-éclairé), sans les inconvénients (le prix prohibitif, la taille bien trop grande pour être pratique), et vous obtenez le nouveau Macbook Pro 13”. Il a la taille parfaite, des spécifications qui font rêver (à part cet écran brillant), et est disponible à partir de 1199 dollars (soit 860 euros si vous l’achetez aux US). Pour un ordinateur de ce calibre, ca devient extrêmement abordable, c’est LA bonne nouvelle du keynote à mon goût.

Je vous conseille d’ailleurs de prendre la version 2GB de RAM, et de compléter avec ce site: http://www.crucial.com/, l’upgrade vous coutera 50 euros pour passer à 4GB, au lieu de 300 euros à l’achat.

Poste par Cedric Sadai, le 24/05/09 - Business 2.0

NYC

Je ne pense pas que le Web américain soit foncièrement meilleur que le web francais. Nos ingénieurs sont mondialement réputés, de même que la productivité de nos employés, régulièrement classée meilleure d’Europe. En revanche, il y a un bloquage culturel qui semble se traduire par un gène réfractaire à la technologie.

Ainsi, lorsque CNN diffuse dans son fil d’information permanent l’adresse de son Twitter ainsi que les messages des utilisateurs en live pendant ses émissions, on commence à peine en France à réaliser le pouvoir d’un Google ou d’un Facebook, et encore plus à considérer le net comme un réel composant de l’économie (il suffit de regarder la dimension conservatrice et réfractaire des faibles mesures proposées en ce moment par le gouvernement pour réguler l’économie numérique – elle y est appréhendée comme un facteur de déséquilibre et de délinquance plutôt qu’un secteur capable de doubler la croissance du PIB).

On a du mal à s’imaginer TF1 parler de Twitter avant 2012, et c’est un peu à l’image d’une société qui semble t-il ne veut pas troubler ses habitudes, inconvénient peut être d’avoir un passé historique et culturel aussi riche. Il n’empeche que cette lenteur d’adoption des media évoque une certaine méfiance, qui elle même entraîne la méfiance des politiques, qui préfèrent légiférer et restreindre au lieu de soutenir et d’encourager. Une méfiance politique qui elle même se répercute chez les investisseurs, toujours plus frileux à l’idée de participer à un projet Internet. En bref, un effet boule de neige qui entraine un statut quo global, qui coupe les volontés de certains enseignants-chercheurs à ouvrir des cursus spécialisés dans les universités, et qui nous affaiblit sur l’échiquier mondial.

Une mentalité publique négative qui pousse le secteur privé à compenser, et qui explique pourquoi la fac Pasqua (Léonard de Vinci) produit autant de salariés de l’Internet (et connait un tel engouement) et pourquoi les chaines de la TNT (qui elles, adoptent ces technologies avec enthousiasme) sont en train d’enterrer litéralement les chaînes traditionnelles.

Un peu comme en sport, quand on a toutes les armes, le reste n’est qu’une question d’état d’esprit.

Poste par Cedric Sadai, le 27/04/09 - Technologie

Lorsqu’on réalise un projet web d’envergure, il convient de prendre en compte les éléments annexes au développement: le référencement naturel (c’est le cas pour de plus en plus de développeur), et, chose moins commune, le déploiement et l’évolutivité de l’hébergement.

Si vous êtes sur financement, cette question pourra être rapidement éludée en passant par des prestataires à obligation de résultats, qui se chargeront pour vous de monter la meilleure architecture possible, quel qu’en soit le prix.

En revanche si vous êtes en auto-financement, les solutions techniques vous permettant de construire une architecture évolutive à moindre coût vous intéresseront. A notre sens, il convient ainsi de canaliser les goulets d’étranglement du serveur (généralement, la RAM, le processeur, et les écritures simultanées sur le disque dur, hors swap) en séparant les tâches sur des serveurs différents, ce qui permet de monter des système extensibles et légers.

Ainsi, un site avec du PHP extensif, comme une application sous symfony sera réparti ainsi:

- Un serveur avec pas mal de RAM pour servir le frontend. Sur ce serveur, une partie de la RAM doit être allouée à un accélérateur d’opcode type APC (512 Mo dédié parait pas mal). Cela permet de garder en cache une version précompilée de vos fichiers PHP, très utile quand on utilise un framework, puisqu’un framework procède à des inclusions en série de milliers de fichiers PHP, ce qui créé une brèche de rapidité automatiquement.

- Un serveur avec pas mal de RAM/proc pour la base de données. Idéalement, cette base de données ne remplit qu’un seul des deux rôles clés: soit elle lit, soit elle écrit. Si elle écrit, elle doit être couplée à une base “esclave”, elle même sur un serveur à part, avec encore moins de RAM. Si vous optez pour un tel système, sachez que cela implique pas mal de changement côté applicatif, puisque vous devez signaler à chaque action persistante la base de données à utiliser. Dans la théorie, des ORM avancés comme Doctrine et son fameux système de listeners permettent de faire cela. Dans la pratique, on a beaucoup de surprises.

- Un + qui fera toute la différence: si vous avez assez de RAM, et si vos serveurs de DB sont connectés à votre serveur de front en VLAN, profitez-en pour installer Memcache sur ce serveur, ouvrir le port adéquat, et stockez-y vos sessions utilisateurs. Memcache est infiniment plus rapide qu’un stockage sur disque dur, car les couples clés/valeurs sont stockés directement dans la mémoire vive.  Autre avantage, le fait d’avoir vos sessions stockées directement sur un serveur dédié à cette tâche rend votre serveur d’application encore plus indépendant, ce qui facilite, si besoin est, son extension par quelque méthode que ce soit (load balancing, failover heartbeat, round robin, etc…).

- Ensuite, nous vous recommandons de vous débarasser de la gestion des “assets” (éléments persistants uploadés par les administrateurs ou les utilisateurs, typiquement des images). En plus d’encombrer votre bande passante et de démultiplier vos lectures/écritures sur disque dur (ce qui augmente considérablement les risques de casse et pose le souci de la sauvegarde), vous rendez votre cluster de front plus difficile à mettre en place. En effet, pour que celui-ci soit efficace, il faut que chaque serveur contienne exactement la même chose. S’il existe des solutions de synchronisation comme rsync, ou mieux, unison, l’idéal est à notre sens de passer par un système de stockage tiers, comme Amazon S3 ou Mosso. Certes, l’implémentation côté applicatif sera plus complexe à gérer, mais vous vous débarrasserez des problèmes de sauvegarde, de sécurité, et surtout, vous allégerez considérablement votre/vos serveur(s)  applicatif(s).

- Pour finir, quelque chose de plus classique, débarrassez vous de la gestion des emails. Cela monopolise beaucoup de ressources (les AV et autres antispam sont TRES gourmands en RAM), et cela requiert énormément de maintenance pour conserver un système efficace. Optez pour une solution payante (vous transférez les MX et ne vous occupez plus de rien), ou optez au “pire” pour Google Apps qui vous permet également de faire ce genre de délocalisation, souvent pour le bonheur de vos utilisateurs.

Voilà, en ayant ce réflexe délocalisation, vous pouvez bâtir un serveur applicatif ultra light, extensible à l’infini, sécurisé à tous les niveaux (lancez un petit cron sur les serveurs de DB pour faire un dump et l’envoyer sur S3, ca prend 10 mn et 20mn pour faire le travail inverse), et très rapide à mettre en place. Côté installation, nous vous recommandons de travailler sur des box identiques, montées par exemple avec un Ubuntu LTS vide, et bloqués sur tous les ports qu’on utilisera pas avec iptable, ce qui rendra le tout encore plus sécurisé.

En conclusion, faire un système scalable, c’est également penser serveurs, et penser serveurs impose bien souvent de développer des spécificités au sein même de la couche applicative. Dans un prochain article, nous étudierons d’autres moyens d’accélérer l’exécution de son application.

Poste par Cedric Sadai, le 13/04/09 - Technologie

L’iphone est ce genre d’objet qui regorge de petites astuces qu’on découvre à travers le temps et qui embellissent notre expérience utilisateur sur le long cours.

En voici une, découverte par hasard (et certainement connue de longue date des véritables nerds de la marque à la pomme), mais qui s’avère combler un handicap d’utilisation colossal sur la partie musique / iPod.

En effet, il est possible de retrouver ses controles de lecture d’un simple double-click sur le bouton principal, à partir de l’écran vérouillé. Cela évite de le dévérouiller, et de devoir rentrer dans la partie iPod pour enfin pouvoir interrompre la lecture, par exemple.

 

iphone trick

 

Voilà! Vous pouvez savourer ce magnifique morceau de Nina Simone, et bien d’autres encore, dans des conditions encore plus optimales.

Poste par Cedric Sadai, le 07/04/09 - Business 2.0

Même les chanceux qui vivent dans une bulle (façon Jacques Séguéla et sa Rolex) ont remarqué que les temps étaient durs. Pour s’en convaincre, un détour par nos flux RSS nous ramène très vite à la réalité. Finie l’avalanche d’articles annoncant des financements à six chiffres et autres acquisitions flamboyantes, l’heure est aux dégraissages, de la PME locale à Google, et aux réductions des coûts.

Côté projets, rien de bien nouveau sous le soleil, quelques tentatives éparses qui ont tendance à nous rappeler les années sombres de l’Internet, 2000 – 2003. Pourtant, la récession économique peut être une aubaine pour le créateur.

 

  • La main d’oeuvre est accessible: L’arrivée massive de jeunes diplômés est vecteur d’une offre de compétence forte, et la crise les laisse disponibles, alors qu’à niveau équivalent, ils auraient été embaûché à la première occasion en période d’euphorie. Cela représente une belle opportunité d’attirer des talents à moindre coût.
  • Les locaux sont moins chers. Vu que la plupart des recrutements sont gelés, les entreprises cherchent à diminuer leurs coûts fixes, ce qui consiste bien souvent à sous-louer ou co-louer leurs bureaux, très souvent surdimensionnés. C’est une très belle occasion de réduire des frais fixes dès le lancement.
  • Enfin, qui dit période de crise dit absence de financement, ce qui est loin d’être une mauvaise chose. En devant vivre et se développer sur ses propres deniers, et pénétrer un marché alors que la demande mondiale est morne, le créateur est poussé dans ses derniers retranchements, c’est à dire créer de la valeur ajoutée à tout prix et compenser les dépenses qu’il ne peut pas effectuer en productivité et en efficacité. Un peu comme des bateaux qui tanguent au milieu d’une tempête, ceux qui en sortiront intacts auront de grandes chances d’aller très loin par la suite, quand les nuages se seront dispersés.

 

Pour finir, une mention spéciale à cet article récent paru sur Neteco, et la promotion de l’entreprise “Itsmecard“. Comme chaque entrepreneur, cette créatrice mérite beaucoup de respect et d’encouragements. Cependant, qu’un site de la qualité de Neteco consacre un article à un projet aussi peu impressionant, c’est assez inquiétant quant à la santé économique de notre secteur. Ce projet n’est pas innovant (filmer, numériser, mettre en ligne en utilisant le JWPlayer, on sait faire depuis des années), le modèle n’est pas scalable (impossible de se développer rapidement en province et à l’étranger, ce qui fait pourtant l’attrait d’internet, car il faut déplacer une équipe de télévision chez chaque client), et le concept n’apporte que peu de valeur ajoutée au final (les accrocs du web moderne préféreront j’en suis sur un domaine flambant neuf en  .tel, mettant en avant leur différentes activités web-sociales, agrémenté éventuellement d’une vidéo filmée avec la webcam de leur nouveau MacBook, et diffusée avec Seesmic ou équivalent).

La conclusion? Ce vide médiatique relatif peut être une aubaine pour les courageux qui se lanceront en ces temps difficiles.