Articles taggés "mac"

Poste par Cedric Sadai, le 29/10/09 - Technologie

Voilà plusieurs mois que Snow Leopard trainait sur mon bureau. Précommandé à la hâte dès le mois d’Août, en bonne victime du marketing de la marque à la pomme, je ne l’ai jamais ouvert depuis. Comme si je sentais que quelque chose clochait. Les articles très critiques dans les forums, les tweets d’utilisateurs déplorant les cassures de compatibilité, les alertes reçues pour les différents* logiciels dont je possède la license (*bon, ok, les deux logiciels dont je possède la license), pour me proposer des patchs correctifs à la hâte. Bref, ça ne présageait rien de bon, et mon état d’esprit était assez bien résumé dans un de mes tweets, il n’y a pas si longtemps: “This DVD smells like Vista“.

Disposant enfin d’un peu de temps libre ces derniers jours, j’ai tenté l’expérience. Et je suis malheureusement obligé de confirmer le pire commentaire que j’ai lu avant de franchir le pas: “It’s the most expensive downgrade I’ve ever seen”.

Quelques dyfonctionnements en vrac:

  • Les mouvements autrefois fluides, comme le passage de la souris dans un coin de l’écran pour activer Exposé sont désormais saccadés, passant de l’écran normal à Exposé, sans passer par le dégradé.

 

  • Quicktime X n’a plus de son.

 

  • VLC ferme inopinément, de même que Mail et Adium, ce qui me laisse croire que toutes les applications peuvent être concernées.

 

  • Lorsque vous avez sécurisé votre Mac par mot de passe, Leopard avait l’intelligence d’attendre 30 secondes environ après chaque période d’inactivité avant de vous redemander de confirmer votre accès. Snow Leopard le demande à la seconde près, ce qui vous oblige à bouger sans arrêt la souris pour vous assurer que l’écran ne va pas s’éteindre, et que vous n’allez pas taper votre p4$$w0rD pour la 12ème fois de la journée.
    EDIT: Ce point est un #fail, puisque cette option est finalement réglable dans les paramètres de sécurité.

 

  • Alors même que j’écris cet article sur mon éditeur de texte habituel, TextEdit, j’aperçois que la correction automatique d’orthographe est activée, et que chaque mot en anglais est transformé sans que je ne le demande dans un mot très étrange dans la langue de Molière. Pourquoi changer de réglages par défaut qu’on utilise depuis des années??

En bref, Snow Leopard introduit de l’instabilité dans ce qui marchait très bien, ce qui est une des pires expériences utilisateur qu’on puisse avoir. De plus, on doit ici souligner l’importance de la promesse non tenue. En effet, Apple nous a vendu cet OS comme “plus accompli, plus rapide, plus simple”. Ces trois affirmations sont fausses. En particulier le “plus rapide”. Je n’ai remarqué aucune amélioration de vitesse d’une manière générale (note: je dispose de 4GB de RAM), et je soupçonne les utilisateurs qui font part d’une amélioration à ce niveau là de s’en être eux-mêmes convaincus pour éviter de reconnaitre l’ampleur de ce qui convient quand même d’appeler une arnaque.

Quand on utilise autant le marketing en positionnement, distribution et communication, le tout avec autant d’assurance, voire d’arrogance, il faut vraiment être sur de son fait. Je doute qu’Apple puisse se permettre beaucoup de faux pas comme celui-là avant que la communauté ne se retourne, en particulier, la communauté des nerds qui sont venus à OSX pour Unix, et qui sont très volatiles.

La touche “anti-Spotify”

Mais il y a encore pire. La “fonctionnalité” qui m’a vraiment fait avaler de travers est la modification de la touche media “play/pause”. Cette touche a été modifiée pour lancer iTunes si celui ne l’est pas encore. Ne tournons pas autour du pot, cette touche vous empêche purement et simplement d’utiliser un autre lecteur media que iTunes! (en gros, la musique d’iTunes se déclenche lorsque vous voulez stopper la musique de votre logiciel favori) Le premier visé est évidemment Spotify, qui représente une menace énorme pour iTunes, via son abonnement premium, ses innovations et son service très performant. Pour une société qui a encore le culot de dénigrer Microsoft dans ses fameux spots publicitaires, voici un “cheap shot” anticoncurrentiel du niveau de la firme de Redmond.

Pour ne pas dresser un bilan uniquement négatif, je relève une légère amélioration de la vitesse lors de l’arrêt de l’ordinateur, et surtout une amélioration assez significative des performances de Mail, mon logiciel de messagerie de choix que j’avais abandonné il y a quelques mois car il mettait beaucoup trop de temps à s’ouvrir. En revanche, il souffre également de fermetures impromptues.

Je reste très largement enthousiaste vis-à-vis des produits Apple, mais reprendrai mon ancienne routine: aller essayer le produit qui m’intéresse à l’Apple Store, attendre une vague de reviews, puis prendre une décision. Mon premier achat impulsif Apple a définitivement été un échec.

Quelle a été votre expérience avec Snow Leopard? Aussi négative ou beaucoup plus contrastée, voire plaisante?

Note: J’en profite pour dire à nos amis parisiens que l’Apple Store de Paris au carousel du Louvre devrait ouvrir ses portes le 7 Novembre prochain.

Note2: Pour contourner l’affaire de la touche play/pause, je fais un “click droit” sur l’icone d’iTunes dans le Dock, et coche “couper le son”. Le problème est que la RAM attributée à iTunes est perdue, mais c’est déjà ça.

Poste par Cedric Sadai, le 07/06/09 - Technologie

Depuis hier, et la tenue à San Francisco du WWDC, tout l’écosystème Internet n’a d’yeux que pour le nouvel iPhone. Je ne pense pas que cette version soit une étape révolutionnaire pour l’évolution du téléphone, mais plutôt un palier nécessaire. En effet, les ingénieurs se sont appliqués à résoudre un certain nombre d’incohérences, qui, mises bout à bout, amènent presque à se demander si les premiers modèles n’avaient pas des carences volontaires, afin de pouvoir faire renouveller la même demande chaque année.

Des améliorations nécessaires

Ainsi, le dénommé 3GS (pour 3G Speed) a un nouveau processeur (et est donc plus rapide, indispensable et logique après 2 ans d’existence, mais pas une raison en soi d’upgrader), une nouvelle batterie (la dessus, il était temps de faire quelque chose. Mon iPhone n’a jamais tenu 24h sans recharge, même en airplane mode!), le copier coller et les MMS (c’est quand même des basiques, non?), la boussole (sympa mais pas révolutionnaire), et enfin, la caméra vidéo. La, ils pouvaient difficilement faire autrement, vu que les possesseurs d’iPhone jailbreakés en bénéficiaient déjà (ce qui laisse penser, encore une fois, que c’était un choix délibéré de ne pas l’embarqué dès la V1).

En bref, sur le volet iPhone, la stratégie d’Apple est limpide: créer un contenant superbe, technologiquement très avancé, et rendre la courbe de vente sinusoidale en créant des versions améliorées chaque année. C’est sûrement cette stratégie, et le talent avec lequel elle est marketée et communiquée qui est révolutionnaire, dans un secteur de la téléphonie où la demande s’affaisse naturellement dès qu’un nouveau produit sort sur le marché. Demandez à Ericsson ou Alcatel ce qu’ils en pensent..

Un nouveau SDK

L’autre pendant de la stratégie iPhone sont naturellement les applications, le contenu dans le contenant. Les applications sont à la fois garantes d’une marge immense pour Apple, de fidélité de la part de ses possesseurs (difficile de s’en passer), et d’un renouvellement matériel assuré car évidemment, Apple a également pensé à faire évoluer son SDK pour étendre à intervalle régulier le spectre de ce qu’il est possible de faire avec une application. Ces versions successives entraînent des nouvelles applications, donc des achats renouvelés. Exemple concret, dans l’iPhone 3GS, la boussole, qui ne chamboule pas notre vie de consommateur lambda, va permettre d’étendre les fonctionnalités du SDK pour permettre à une société comme TomTom d’avoir enfin son application de guidage routier. Résultat, entre un GPS à 300 euros ou une application TomTom dans mon iPhone à 1 ou 2 euros, je pense que le choix est vite fait. Il suffit de comprendre cela pour reconnaitre l’étendue du génie de Steve Jobs.

Nouvel OS, nouveau Macbook Pro

Mais au delà de l’iPhone, j’ai trouvé d’autres annonces très excitantes. Par exemple, Snow Leopard, la nouvel version de l’OS maison, OS X, va permettre de mieux exploiter les processeurs modernes, qui disposent très souvent de plusieurs coeurs. De plus, l’architecture répandue sur les Mac-Intel, de processeurs à 64 bits va également aboutir à des applications plus rapides. Et pour ne rien gâcher à la fête, le nouvel OS sera proposé à seulement 29 dollars / euros pour les possesseurs de Leopard. Tout le monde pourra donc bénéficier d’une expérience d’utilisation plus rapide, car les processeurs multi-core existent déjà depuis des années.

Enfin, un gros coup de coeur pour terminer. L’ordinateur que j’attendais depuis longtemps. Imaginez tous les avantages du Macbook Pro (processeur et carte graphiques plus puissants, batterie longue autonomie, slot pour cartes SD, clavier rétro-éclairé), sans les inconvénients (le prix prohibitif, la taille bien trop grande pour être pratique), et vous obtenez le nouveau Macbook Pro 13”. Il a la taille parfaite, des spécifications qui font rêver (à part cet écran brillant), et est disponible à partir de 1199 dollars (soit 860 euros si vous l’achetez aux US). Pour un ordinateur de ce calibre, ca devient extrêmement abordable, c’est LA bonne nouvelle du keynote à mon goût.

Je vous conseille d’ailleurs de prendre la version 2GB de RAM, et de compléter avec ce site: http://www.crucial.com/, l’upgrade vous coutera 50 euros pour passer à 4GB, au lieu de 300 euros à l’achat.

Poste par Cedric Sadai, le 07/10/08 - Technologie

Lorsque vous travaillez avec des agences de design, les polices originales sont des fois livrées au format PostScript. Pour pouvoir les exploiter sous Mac, il existe des logiciels gratuits, dont FontForge. Reste que ce programme est assez aride à l’utilisation, surtout si vous avez un grand nombre de polices à convertir.

Ce script de Michel Boyer (téléchargeable ici) est une merveille de simplicité: Vous choisissez le répertoire où se trouvent les fichiers .pfm et .pfb, vous lancez la machine, et vous récupérez de parfaits .otf, que vous n’avez plus qu’à recopier dans /Library/Fonts.

Et pour ne rien gâcher à la fête, c’est gratuit.

Poste par Cedric Sadai, le 20/05/08 - Technologie

Je n’aurais jamais pensé écrire ce genre d’article il y a encore six mois. J’ai en effet toujours fait partie des méfiants vis-à-vis des Mac ; les produits élitistes, design, bénéficiant d’un fort consensus auprès de populations non-nerds me rendent toujours un peu sceptiques.

Mais voilà que depuis quelques années déjà, j’observe qu’une majorité de développeurs et autres administrateurs réseaux passent progressivement au Mac. Le délaissement du PC semble même s’être accéléré depuis la sortie de la catastrophe Windows Vista.

Rattrapé par des problèmes récurrents de pertes de performances sur mon PC, dûs à la très mauvaise gestion de la mémoire vive sous Windows, j’essayai Linux Ubuntu comme un baroud d’honneur (j’utilisais jusque là Linux Redhat/Debian/Gentoo uniquement en serveurs web). Mon goût pour Linux et mon amour de la ligne de commande n’ont cependant pas réussi à me faire oublier une interface graphique que je n’arrive définitivement pas à apprécier. Pas assez de fluidité, pas assez de design, quand son PC est son outil de travail, cela devient vite désagréable.

Alors j’ai cédé pour un portable Mac. Et plutôt qu’un long discours, sachez que j’ai rapidement compris pourquoi autant de développeurs ont fait le pas. Voici ce que j’en retiens après un mois de (joyeuse) utilisation :

Trucs de nerds :

  • Mac OS X est basé sur un système Unix. Il est donc très stable et gère parfaitement la mémoire vive. Pour faire simple, quand on ferme une application, la mémoire est bel et bien libérée, ce qui fait que l’ordinateur ne ralentit pas subitement au bout de quelques heures.
  • Je peux faire des synchronisations rSync entre mes serveur et mon disque dur externe 1To (qui me sert aussi de sauvegarde Time Machine). Je peux programmer des tâches cron pour lancer les sauvegardes à intervalles réguliers. Certes utiliser rSync sous Windows est faisable en utilisant Cygwin, mais ce n’est pas natif et on sent que Fenêtres n’aime pas ca.
  • Je peux switcher entre la ligne de commande et l’interface visuelle. Par exemple, j’ai un répertoire où je stocke l’ensemble de mes mots de passe. Je bascule sur Terminal et exécute un chmod et un chown root:root, et voilà que le répertoire devient illisible sans mon mot de passe administrateur. Allez faire ca sous Windows :)
  • Léopard est livré avec Apache 2, PHP5, cURL, etc… En gros, une petite installation de MySQL et j’obtiens un serveur local très performant en quelques minutes. Comme Subversion est également installé par défaut, je rapatrie et synchronise mes projets en quelques lignes de commandes SVN, sans aucune installation nécessaire. Un environnement UNIX très proche de mes environnements de production Linux en somme.
  • TextmateL’éditeur TextMate est à la fois très bien fait et très joli. Les tabulations sont propres et il fait même un peu d’autocomplétion. En revanche je regrette mon EditPlus pour le support intégré du FTP (je dois passer par Transmit). Mais si vous marchez par miroirs SVN ce n’est plus trop un problème.

 

Trucs de gens normaux:

  • L’autonomie de la batterie. Si vous prenez souvent l’avion, sachez que j’ai réussi à le faire tenir plus de 8h sans recharger. Pour cela, enlevez le CD du lecteur, éteignez le WIFI, le BlueTooth, et réduisez la luminosité de l’écran. En utilisation normale il tient 4h30 environ. (soit 4 fois plus que les portables PC que j’ai eu, Vaio haut de gammes compris).
  • Le système d’installation des programmes. Ici, pas de dll obscure, de registre, et de “c:\Program Files”. On télécharge l’application, on la copie dans le répertoire « Application », et c’est tout. Pour désinstaller, on l’amène gentillement vers la corbeille et c’est fait.
  • Il y a un paquet de logiciels gratuits et extrêmement bien faits. Voici un site qui répertorie les plus utiles d’entre elles : http://www.opensourcemac.org/
  • Voici les applications gratuites que j’utilise le plus : Adium (Multi-Messenger), Colloquy (IRC), QuickSilver (lanceur d’applications), SeaShore (mini-photoshop ultra léger), Senuti (pour copier le contenu du iPod sur le disque dur), Burn (graveur CD/DVD).
  • Il y a également beaucoup de programmes pour Mac disponibles sur Azureus. J’ai ainsi pu retrouver hum… Microsoft Office dont je n’arrivais définitivement pas à faire le deuil. (je n’ai jamais aimé Open Office et ne pense pas que Google Docs soit vraiment une initiative au Desktop pour ce genre de choses… plutôt un complément)
  • La beauté du design, bien sur. Le Mac est avant tout un beau produit fini, à l’extérieur et à l’intérieur. Léopard est une vraie merveille d’interface utilisateur. C’est simple, ca réagit toujours de la même manière, et l’affichage est minimaliste, et s’étend en fonction de nos actions. Un vrai modèle à reproduire sur le web…. Quand on voit une vidéo avec QuickTime, qu’on active le mode plein écran, et que celui-ci se développe progressivement, au lieu de la brutalité Windows, ca ne change pas nos vies, mais c’est le genre de détail qui rend le système si agréable à utiliser. Mac OS X est plein de choses comme cela.
  • L’ergonomie : l’ordinateur est très bien fait, la première fois qu’on branche la batterie et qu’on se rend compte que c’est aimanté, on est bluffé, ni plus ni moins.
  • iSight : Tous les portables Mac sont livrés avec une webcam et un micro intégré. Ca ne leur coûte quasiment rien (c’est intégré dans le dernier ds téléphones portables), mais ca vous évite d’acheter un casque, et surtout d’avoir à la brancher et de ressembler à un opérateur téléphonique dans un film des années 50 à chaque fois que Skype sonne. Bref, c’est le genre de truc qui facilite la vie.
  • Et en vrac : exposé (toutes les fenêtres mises cotes à cote quand on ne sait plus où on est ; je l’ai configuré pour apparaître quand la souris va dans le coin bas gauche – très pratique), Time Machine (sauvegarde par snapshot de votre système, permet de le restaurer exactement comme il était il y a X jours), le Dashboard et les widgets, le coverflow, etc..

Bien sûr, il y a toujours des choses que je n’aime pas sous Mac. Ne pas pouvoir mettre une fenêtre en plein écran, l’obligation d’utiliser le menu « fenêtres » pour naviguer entre les différentes fenêtres d’un même programme (Windows permet de les changer dans le ALT TAB, même si on peut utiliser Exposé pour contourner le problème), et évidemment je n’aime pas l’absence du clic droit… même si là encore on peut configurer le TouchPad de manière à déclencher le menu contextuel quand deux doigts appuient dessus en même temps. Enfin, le prix du matériel simplement trop cher. J’ai pour la part acquis l’ensemble aux Etats-Unis, car les prix sont les mêmes là bas, et avec un dollar aussi faible qu’en ce moment le calcul est vite fait. Cependant, les accessoires vous couterons très cher ici en France (et 3 à 4 fois plus au Maghreb), comme les 19 euros à débourser pour un simple connecteur DVI/VGA.

Des détails parmi l’océan d’avantages que j’ai découvert depuis l’acquisition de cette machine. Je suis donc ravi d’avoir fait le pas, et attend désormais mon prochain passage en Allemagne où l’iPhone est à 99 euros pour achever ma conversion